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Au loin le ciel du Sud



Au sortir de la Première Guerre mondiale, le jeune homme qui n’avait pas trente ans et qui ne s’appelait pas encore Hô Chi Minh vécut quelques années à Paris. En suivant ses traces, de document d’archive en rapport de police, Joseph Andras approche celui qui affûtait les armes idéologiques de la révolution qu’il allait mener en “Indochine” avant d’être pris par les logiques propres au pouvoir.
Remontant le temps au fil des rues, l’auteur croise d’autres histoires, d’autres injustices, d’autres colères – les trottoirs des attentats de novembre 2015, les ombres du métro Charonne, le souvenir de barricades communardes et de celles, à peine démontées, des Gilets jaunes… Sa marche devient alors méditation sur la grandeur des modestes et sur le caractère indépassable de la révolte.

avril, 2021
10.00 x 19.00 cm
112 pages


ISBN : 978-2-330-14905-5
Prix indicatif : 9.80€



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Ici, les archives parlent avec un souffle romanesque et les blancs bruissent de questionnements avec non moins d’écriture, ce style qui est l’hommage que la littérature rend à la vérité.

Sean James Rose, LH LE MAGAZINE

Au plus près du combat et de la vie quotidienne d’Hô Chi Minh, l’auteur dresse non seulement une fresque historique superbement documentée mais surtout donne matière à méditer sur le pouvoir dans l’après-révolution. Hô Chi Minh contribua à vaincre deux empires et pourtant il est avéré « qu’il choisit d’habiter une maison de gardien plutôt qu’au palais ». C’est cet homme-là que Joseph Andras admire et par-delà la voix d’Hô Chi Minh c’est celle des humbles, des rebelles, des sans-voix qui résonne dans ce livre. Au loin le ciel du Sud, une voix profonde que nous aimerions entendre plus souvent.

ENCRES VAGABONDES

Ses mots d’un lyrisme rageur font mouche, mots d’un boxeur militant d’un grand talent. (…). Mais comment ne pas s’enthousiasmer pour un auteur qui ose, et cite Benjamin Fondane, le philosophe et poète, mort à Auschwitz : « Je ne demande plus quel est le sens du monde / je pose mon poing dur sur la table du monde. »

Jacques Lindecker, L'ALSACE

Ce mois-ci, à l’encontre des usages éditoriaux, sortent simultanément deux livres, textes de narration non-fictionnelle remarquables par un style précis et dénué d’effets de mode. C’est bien de littérature qu’il s’agit, d’une capacité à retracer des événements historiques en évitant la pesanteur. (…). Dans Au loin le ciel du Sud, Andras poursuit son étude de la machine coloniale. Chez lui, le retour sur l’Histoire permet d’analyser les constructions imaginaires qui sous-tendent le roman national (...). Ainsi nous leur faisons la guerre retrace trois événements mettant en scène la maltraitance animale (…). Chaque fois, Andras sait en peu de mots évoquer une atmosphère et isoler les détails significatifs. Mieux qu’une grande fresque historique, son court livre concentre en trois faits précis une problématique vaste. Là encore, le propos est politique. De son écriture aiguisée, l’auteur démonte implacablement les rouages du système capitaliste. La maltraitance animale est vue comme une conséquence parmi d’autres d’une logique basée sur le profit, laquelle broie qui ne peut se défendre.

Sylvie Tanette, LES INROCKUPTIBLES

Avec deux nouveaux récits, Au loin le ciel du Sud et Ainsi nous leur faisons la guerre, Joseph Andras poursuit sa réflexion poétique et politique sur la révolte et les mécanismes de domination.

Ellen Salvi, MEDIAPART

Tout ce qu’il dit est politique, c’est un homme qui toute sa vie restera debout grâce à la littérature. Et c’est formidable !

Patricia Martin, FRANCE INTER / "Le Masque et la plume"

Son écriture se fait rageuse face aux tragédies, aux injustices, elle est imagée pour décrire le Paris d'aujourd'hui, ses cafés, ses bruits, ses odeurs. (…) On sent chez Joseph Andras beaucoup de tendresse pour le personnage, un peu moins pour le chef d'État qu'il est devenu par la suite...

LE TRAVAILLEUR CATALAN

On avait laissé Joseph Andras dans la position du voyageur enquêteur parti en Kanaky sur les traces du militant indépendantiste Alphonse Dianou. On le retrouve trois ans plus tard avec deux textes lyriques et compacts dont le point commun est l’empathie pour les mal-aimés, les perdants et les rebelles (...). Joseph Andras surprend à chaque nouveau livre. Par le sujet qu’il choisit, par son ton et sa capacité à se réinventer.

Sophie Joubert, L'HUMANITE

Derrière cet effacement de l’auteur prospère une quête esthétique, morale et politique rarement soulignée : mettre en relief ceux qui furent balayés, broyés, biffés ; par l’histoire ; ou plutôt par le système, ainsi dénoncé. L’écrivain se veut invisible, pour qu’il nous soit enfin possible de discerner ceux auxquels il se consacre - en leur édifiant des tombeaux poétiques (...). Une fois de plus, ce sont moins les préventions, les allergies, les idées voire l’idéologie de l’auteur qui nous happent, que le lyrisme maîtrisé, le rythme déterminé, la richesse du timbre et la formidable pulsation d’une prose d’aède insoumis.

Antoine Perraud, LA CROIX

Ces deux adresses qui se répondent en miroir dessinent la silhouette de l’écrivain, Joseph Andras. L’auteur de De nos frères blessés, son premier roman, se fond à nouveau dans le réel de ses personnages pour leur (re)donner vie. (…) Joseph Andras a conscience que tout combat dépend des mots qu’on choisit pour l’incarner (…). (…) cet écrivain qui, sous le fracas du monde, tend une oreille attentive à ceux qui le refusent tel qu’il est.

Emmanuelle Morau, LIBÉRATION

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