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Burning Boy

Sous-titre
Vie et œuvre de Stephen Crane



“Il n’était personne, il devint quelqu’un. Adoré par beaucoup, méprisé par beaucoup, et puis il disparut. On l’oublia. On se souvint de lui. On l’oublia de nouveau. On se souvint de lui de nouveau et aujourd’hui, au moment où j’écris les dernières phrases de ce livre, aux premiers jours de l’année 2020, ses œuvres sont de nouveau oubliées. C’est une période sombre pour l’Amérique, une période sombre dans le monde, et avec tout ce qui arrive, érodant nos certitudes quant à qui nous sommes et où nous allons, le moment est peut-être venu de sortir ce Burning Boy de sa tombe et de recommencer à se souvenir du jeune homme incandescent. Sa prose reste crépitante, son regard tranchant, son œuvre poignante. Est-ce que tout cela nous importe encore ? Si tel est le cas, et on ne peut que l’espérer, il faut y prêter attention.”

PAUL AUSTER

octobre, 2021
14.50 x 24.00 cm
1008 pages

Anne-Laure TISSUT

ISBN : 978-2-330-15543-8
Prix indicatif : 28.00€



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Paul Auster dédie un essai biographique étonnant au plus grand auteur méconnu de la littérature américaine, Stephen Crane. (…). Fasciné par cet homme plein de contradictions, auteur de romans et de nouvelles, Auster retrace le fil enchevêtré d’une existence trop courte, marquée par des prises de risque impulsives, un manque d’argent ravageur et une dévotion acharnée à sa vocation d’écrivain. (…). Auster décortique les subtilités de son style, et révèle ses traits de génie. Un exercice d’explication de texte de haut vol, qui pourrait servir de leçon jubilatoire à tout écrivain en herbe.

Yann Perreau, LES INROCKUPTIBLES

Quant au style Auster, on le retrouve aussi dans ces quelques mille pages, hommage flamboyant à un auteur qui ne le fut pas moins (…), à une époque, tout aussi incandescente, entre grandes grèves, révolutions techniques et naissance de la presse de masse. 

Dominique Demangeot, DIVERSIONS

A travers les 1008 pages de Burning Boy, Paul Auster sort de l’oubli Stephen Crane, romancier prodige américain et nous fascine. (…) Une extraordinaire découverte. 

Flavie Philipon, ELLE

Paul Auster lui offre une biographie de romancier.

LE QUOTIDIEN

Burning Boy, si documenté et charpenté soit-il, ne tient pas tant d’une démarche inédite que de l’exercice d’admiration, et ce n’est pas la plume supposément neutre d’un biographe qui s’exprime ici, mais celle, admirative et fervente, d’un pair écrivain qui ne craint pas d’assumer la première personne. Impressionnant est l’engagement d’Auster pour nous aider à comprendre au mieux qui était S.C., mais aussi à saisir en lui l’écrivain. 

Geneviève Simon, ARTS LIBRE (LA LIBRE BELGIQUE)

(…) l’enthousiasme d’Auster, sa ferveur à défendre son héros sont tellement communicatifs qu’il est difficile de ne pas se passionner pour ce pavé, quitte à sauter parfois quelques pages. Ses analyses des procédés de Crane, en particulier, sont des leçons d’écriture, propres à intéresser tous les amateurs de technique littéraire et journalistique. 

Bernard Quiriny, L'OPINION

Burning Boy n’est pas seulement le récit d’une vie trop brève. C’est un hommage, un poème, un requiem pour l’auteur de L’Insigne rouge du courage, roman prophétique de Crane sur la cruauté de la guerre. 

Didier Jacob, L'OBS

Il est paradoxal de consacrer à un tel écrivain, quand on l’est soi-même, un livre dont l’exhaustivité et la volonté de tout dire sont à l’opposé de son style d’écriture et de vie. Mais Auster, avec modestie, avec opiniâtreté, relaie Conrad cent vingt ans après. Un écrivain américain vivant parle d’un écrivain américain disparu : acte de gratitude, effet de réverbération, exigence de survie. 

Philippe Lançon, LIBERATION

L’œil et même la loupe, sur les textes, rigoureux et lumineux, Auster est le prof de fac qu’on aurait tous rêvé d’avoir. (…). Burning Boy n’est pas  une autopsie, mais une rencontre avec un écrivain vivant de toutes les fibres de son être. 

Damien Aubel, TRANSFUGE

Son Burning Boy n’aurait dû être qu’une biographie extatique de 200 pages, mais il devient un roman-gigogne, à la taille éléphantesque, jamais ennuyeux grâce à une plume toujours pétillante, où s’ébattent des personnages spectaculaires comme la prostituée Dora Clark que Crane défendra contre un policier véreux – Charles Becker, le premier flic à être exécuté pour assassinat le 30 juillet 1915. Les mauvaises pulsions du pourtant très moderne Crane – l’antisémitisme – jaillissent ici ou là: ses préjugés sont aussi ceux de l’Amérique en route vers la « civilisation ». En bâtissant à 74 ans cette œuvre exigeante et finalement universelle, Paul Auster fait aussi sa propre conquête du courage littéraire et réussit à secouer brillamment son confort d’auteur comblé. 

Stéphane Koechlin, Marianne.fr

Dans Burning Boy, la courte vie de Stephen Crane est racontée dans les moindres détails, et son oeuvre analysée par un amoureux des mots. Il rend ainsi hommage à une figure précoce et brûlante de la littérature. Une découverte. 

Claire Chazal, LIRE / LE MAGAZINE LITTERAIRE

Dans Burning Boy, l’auteur américain (…) s’adresse à nous, « en tant que vieil écrivain empli d’admiration », et nous emmène sur les traces de Stephen Crane (…). Son existence magnifique et tragique prend sous la plume de Paul Auster, des allures de roman d’aventures dont le génie littéraire est le puissant héros. 

Léonard Desbrières, LE PARISIEN / AUJOURD'HUI EN FRANCE WEEK-END

Avec cette élégance qui n’appartient qu’à lui seul, il s’est tenu à bonne distance de la biographie romancée, genre aujourd’hui galvaudé et pratiqué par nombre de romanciers sans grande imagination. De son écriture aussi enveloppante que somptueuse, de Stephen Crane, il nous offre une biographie de romancier. C’est si rare, de nos jours… 

Serge Bressan, LE QUOTIDIEN

Paul Auster se délecte à raconter cette existence brève mais ô combien romanesque, où naufrage, noyade évitée de justesse, ou accident de voiture à cheval… viennent, comme s’il en était besoin, pimenter encore une jeunesse vécue si dangereusement dans le sifflement des balles et le fracas de la mitraille. (…).

Dans ses remerciements, Paul Auster dit avoir voulu proposer une introduction à l’œuvre de Crane. C’est une longue introduction, certes, mais savamment composée. Une mise en bouche qui ouvre furieusement l’appétit. 

Florence Noiville, LE MONDE DES LIVRES

En mille pages, l'Américain brosse avec gourmandise et érudition la brève existence d’un romancier très oublié dans son pays et quasiment inconnu ici (…).

Paul Auster (…) revient avec ce beau pavé, indispensable à tout amateur de littérature américaine et plus largement à tout amoureux des livres. 

François Julien, VSD

On passe du temps en bonne compagnie puisqu’à la finesse de Paul Auster s’ajoutent les qualités rares de Stephen Crane qui savait ce que voulaient dire la littérature et le courage, pas seulement le mot d’un titre. 

Pierre Maury, LE SOIR

Paul Auster ressuscite Stephen Crane, L’inventeur de la modernité littéraire américaine.

Il parle de Crane en écrivain, avec l’admiration fraternelle que l’on peut porter au génie de la famille. Et celle-ci le pousse à donner son meilleur : Burning Boy est un monographie-labyrinthe où l’on ne se perd jamais, où Auster, dans ses passages critiques, parvient à mener de front analyse, larges citations, et « digest » des oeuvres de Crane - au point de nous donner chaque fois envie de sauter dedans.

Paul Auster nous les restitue magnifiquement. 

Alexis Brocas, LE JOURNAL DU DIMANCHE

En démêlant pour nous les rouages de l’écriture de Crane, l’auteur nous montre, avec brio, comment cet écrivain, mort à l’orée du XXème siècle, peut encore - toujours - nous frapper de toute sa modernité. 

Bertrand Hugot, PAGE DES LIBRAIRES

Fasciné par cet écrivain américain mort de la tuberculose à l’âge de 28 ans, Paul Auster emmène le lecteur dans un voyage vivant de la vie de Stephen Crane. Il analyse ses oeuvres majeures avec enthousiasme tout en donnant vie à l’Amérique de la fin du XIXe siècle.

BIBLIOTECA MAGAZINE

Au cours de ces mille pages, on est témoin de son naufrage et de son courage d’écrire envers et contre tout. Avec une sincérité désarmante, Paul Auster entremêle leurs questionnements existentiels et littéraires. Une biographie qui se lit comme un roman d’aventures, et qui en même temps analyse scrupuleusement l’oeuvre.

Cent vingt ans après sa mort, Stephen Crane continue à briller aux yeux de Paul Auster qui lui dédie un monument.

Kerenn Elkaïm, LIVRES HEBDO