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Madame Hayat



Faz?l, le jeune narrateur de ce livre, part faire des études de lettres loin de chez lui. Devenu boursier après le décès de son père, il loue une chambre dans une modeste pension, un lieu fané où se côtoient des êtres inoubliables à la gravité poétique, qui tentent de passer entre les mailles du filet d’une ville habitée de présences menaçantes.
Au quotidien, Faz?l gagne sa vie en tant que figurant dans une émission de télévision, et c’est en ces lieux de fictions qu’il remarque une femme voluptueuse, vif-argent, qui pourrait être sa mère. Parenthèse exaltante, Faz?l tombe éperdument amoureux de cette Madame Hayat qui l’entraîne comme au-delà de lui-même. Quelques jours plus tard, il fait la connaissance de la jeune S?la. Double bonheur, double initiation, double regard sur la magie d’une vie.
L’analyse tout en finesse du sentiment amoureux trouve en ce livre de singuliers échos. Le personnage de Madame Hayat, solaire, et celui de Faz?l, plus littéraire, plus engagé, convoquent les subtiles métaphores d’une aspiration à la liberté absolue dans un pays qui se referme autour d’eux sans jamais les atteindre.
Pour celui qui se souvient que ce livre a été écrit en prison, l’émotion est profonde.

Prix Femina Étranger 2021


 

Texte d’Ahmet Altan pour la remise du Prix Femina

 

septembre, 2021
11.50 x 21.70 cm
272 pages

Julien LAPEYRE DE CABANES

ISBN : 978-2-330-15453-0
Prix indicatif : 22.00€



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Ce livre existe également en version numérique
Prix Transfuge du meilleur roman européen -
Prix Femina étranger -

Le roman que nous pouvons lire aujourd’hui a sans doute été écrit durant cet emprisonnement - et la réussite n’en est alors que plus éclatante.

Voix forte venue d’une Turquie bâillonnée, l’écrivain nous offre un riche roman d’apprentissage, éducation sentimentale et politique cruelle. 

Thierry Cécille, LE MATRICULE DES ANGES

Ce roman vibrant d'amour, véritable ode à la vie, bruisse des mots de l'auteur autrefois emprisonné : « Je suis écrivain/Je ne suis ni là où je suis, ni là où je ne suis pas (...) j'ai un pouvoir magique : je passe sans encombre les murailles. »

MIDI LIBRE

Madame Hayat est une pure merveille à ne rater sous aucun prétexte. 

Alexandre Fillon, SUD-OUEST

Ce roman constitue un formidable hymne à la liberté de penser. 

Isabelle Wagner, REFORME

Une fable magnifique.

Isabelle Lesniak et Philippe Chevilley, LES ECHOS

Pétri d’humanité et de grâce, ce roman, ode à la liberté, à la fraternité et à la littérature, est tout simplement enthousiasmant. 

Marianne Payot, L'EXPRESS

Le plus sublime des romans d’amour que j’ai lu cette année.

Un traité de résistance qui montre que la littérature, c’est la liberté.

Olivia de Lamberterie, TELEMATIN

Un roman magistral.

Madame Hayat est le tableau mélancolique d’un pays où artistes et intellectuels luttent ensemble contre l’ombre menaçante qui resserre son étreinte. Alors que le roman sombre dans une dystopie, amour et littérature apparaissent comme le refuge des derniers combattants.

Léonard Desbrières, LIRE / LE MAGAZINE LITTERAIRE

Roman d’initiation, Madame Hayat est aussi le récit d’une révélation, une déclaration de foi dans la littérature et le pouvoir libérateur des mots. Les paroles que l’on n’a pas prononcées, les aveux que l’on a retenus distillent une mélancolie déchirante au fil de ce magnifique portrait d’une femme solaire et secrète. 

Christian Authier, LE FIGARO LITTERAIRE

Écrit en prison, comme le recueil Je ne reverrai plus le monde, Madame Hayat est un livre palimpseste, un roman d’amour initiatique qui cache une fable kafkaïenne, méditation sur l’enfermement, la solitude, l’évasion par la lecture et l’écriture.

Cheminant sur une ligne de crête entre réalisme et métaphores, Ahmet Altan dessine en creux un portrait de l’écrivain dans un régime totalitaire, pris en tenaille entre son désir de liberté et les dangers auxquels il s’expose.

Sophie Joubert, L'HUMANITE

Un bataillon d’écrivains tient tête au dictateur turc. Ahmet Altan, dont le roman écrit en prison, “Madame Hayat” est sélectionné pour les prix Médicis et Femina étrangers, est devenu le symbole de leur contestation.

Sensuel, flamboyant, gorgé de désirs et de possibles, tel est le pays que l’on veut faire taire. Comme Ahmet Altan et ses frères d’écriture, Asli Erdogan a traversé « l’expérience pesante, douloureuse et oppressante d’être réduite au silence [...] Lame étincelante, cendre et poussière, rires vulgaires et railleurs, langue qui tourne en boucle, aiguilles d’or, larme au goût de paradis, œil arrogant, bouffi et despotique, que j’essaie en traînant d’arracher à ses geôles, silence qui avale toute chose, enfer sournois. » Mais les écrivains turcs ont dompté le silence. Leurs lecteurs l’habitent désormais avec eux. L’éternel défi de la littérature à la tyrannie. 

Martine Gozlan, MARIANNE

Qu’il décrive par le menu la devanture d’une confiserie, la sensualité des femmes, les foules errant dans les rues, le « pouvoir magique » d’Ahmet Altan pour briser son enfermement brille de mille feux. Palpable jusque dans son écriture, simple, aérienne, tournoyante, l’ivresse de sa résistance porte le livre, traversé de fulgurances à la gloire de la littérature. 

Marine Landrot, TELERAMA

L’écrivain turc Ahmet Altan, récemment libéré des geôles turques, après cinq ans de détention arbitraire, signe avec Madame Hayat une splendide histoire d’amour, mais aussi un conte sur la peur, arme première des dictatures.

Ahmet Altan, menant progressivement son roman d’amour vers ce conte d’initiation à l’angoisse politique, signe un livre où il fait voir la vie dans toutes ses contradictions, ses joies et ses douleurs, sa beauté et sa solitude, mais avant tout, son absurdité. 

Omar Youssef Souleimane, TRANSFUGE

Roman engagé, essai de philosophie morale, charge politique à l’hostilité non déguisée contre le régime en place, sa police, sa justice, Madame Hayat est d’abord un roman d’amour. 

Altan joue, dans ce merveilleux roman, de toutes les cordes de l’amour, avec cet instrument mélancolique qu’il maîtrise comme nul autre, ce style simple et subtil qui, en prison, l’aura peut-être sauvé du désespoir et du renoncement. 

Didier Jacob, L'OBS

L’écrivain signe aujourd’hui son plus beau roman, un hymne à la liberté.

A l'arrière-plan de Madame Hayat, qui narre la passion entre un étudiant fou de littérature et une femme mûre et sensuelle, il y’a une Istanbul crépusculaire où les amoureux des livres ont disparu et où des milices d’islamistes bastonnent tous ceux qui ne font pas comme eux. 

Marc Sémo, LE MONDE DES LIVRES

Un roman puissant sur l’apprentissage de la liberté.

ARTE, Journal TV

On est comme envoûté par ce roman d’apprentissage aussi subtil que poétique, un livre d’autant plus précieux qu’il a été écrit en prison par un des plus grands romanciers turcs.

BIBA

Son roman, avec le beau personnage de Madame Hayat, donne une leçon de vie comme un doigt d’honneur à la dictature et à la peur. C’est l’honneur de la littérature.

Guy Duplat, ARTS LIBRES / LA LIBRE BELGIQUE

Ce livre a été lu avec admiration devant la grande poésie qui s’en dégage, doublée d’un parfum de tristesse.

20 MINUTES

Ce livre est admirable à tous égards. (…)

Ce magnifique roman qu’on devine interdit en Turquie, opère mieux qu’un pamphlet contre la raideur d’une idéologie qui fustige une société ouverte à toutes ses appartenances. Il démontre par l’exemple que la beauté bouscule les certitudes, que des mélanges et des rencontres jaillissent l’intérêt fécond, la fraternisation et les métissages porteurs. Et que, par-dessus tout, il faut sauvegarder la fiction qui ose, met en présence les contraires, convoque l’imaginaire et révèle l’inaudible. 

L'ECHO

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