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Le miroir des pays

Sous-titre
Une anabase ottomane a travers l’Inde et l’Asie centrale



Né vers 1498, l’amiral ottoman Seyyidî ‘Alî Re’îs fut nommé en 1553 commandant de la flotte d’Egypte avec mission de la ramener de Bassora à Suez en forçant le blocus imposé par des bâtiments portugais. Seyyidî ‘Alî parvint, après mainte difficulté, à atteindre l’océan Indien, mais la mousson le jeta sur les côtes du Goudjerate. Il décida alors que sa troupe retournerait à Istanbul par voie de terre, mais celle-ci ne put résister aux offres des souverains indiens locaux. Ce fut donc avec une cinquantaine de compagnons fidèles que Seyyidî ‘Alî Re’îs remonta le cours de l’Indus, parvint à Delhi où le Grand Mogol Humayoun le retint plus d’une année, qu’il traversa l’Indou-Kouch, atteignit Samarcande et Boukhara, se trouva impliqué malgré lui dans les conflits entre les khans uzbeks rivaux, marcha trois semaines à travers steppes et déserts en direction d’Astrakhan et dut rebrousser chemin, cette ville venant d’être prise par Ivan le Terrible. Finalement, il n’eut d’autre solution que de passer par l’Iran safavide où, après avoir été emprisonné à Hérat, il fut retenu quelque temps, sous les apparences de l’hospitalité, par Chah Tahmâsb. Celui-ci le laissa enfin libre de partir par la route de son choix...

Cette étonnante anabase ottomane constitue un exemple rare du regard de l’Orient sur son propre orient et le témoignage inestimable, sur le plan historique, d’un homme de cœur et d’esprit qui connut personnellement Humayoun, Akbar, Tahmâsb et Soliman le Magnifique.

avril, 1999
14.00 x 22.50 cm
188 pages

Jean-Louis BACQUÉ-GRAMMONT

ISBN : 978-2-7427-2173-3
Prix indicatif : 20.00€



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