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Yanvalou pour Charlie


Jeune avocat d’affaires dévoré d’ambition, Mathurin D. Saint-Fort a voulu oublier ses origines pour se tenir désormais du meilleur côté possible de l’existence. Jusqu’au jour où fait irruption dans sa vie Charlie, un adolescent en cavale après une tentative de braquage, qui vient demander son aide au nom des attachements à leur même village natal. Débusqué, contraint de renouer avec le dehors, avec la douleur du souvenir et la misère d’autrui, l’élégant Mathurin D. Saint-Fort embarque, malgré lui, pour une aventure solidaire qui lui fait re-traverser, en compagnie de Charlie et de quelques autres gamins affolés, les cercles de la pauvreté, de la délinquance, de la révolte ou de la haine envers tout ce que lui-même incarne.
Mathurin, Charlie, Nathanaël, Anne : quatre voix se relaient ici pour dire, chacune à son échelle, le tribut qu’il incombe un jour à chacun de payer au passé, qu’il s’agisse de tirer un trait sur lui afin de contourner l’obstacle, de l’assujettir à une idéologie – ou, plus rarement, et quoi qu’il en coûte, de demeurer fidèle au “yanvalou”, ce salut à la terre ancestrale, en retrouvant les liens qui fondent une communauté.
Voyage initiatique au coeur de la désespérance, Yanvalou pour Charlie est sans aucun doute le roman de l’abandon des hommes par les hommes, et le chant qui réaffi rme la rédemption d’être ensemble – en Haïti comme ailleurs.


«L’oeuvre de Lyonel Trouillot, qui vit à Port-au-Prince, est publiée en France par Actes Sud.»

août, 2009
11.50 x 21.70 cm
176 pages


ISBN : 978-2-7427-8533-9
Prix indicatif : 18.30€



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Un roman splendide qui saisit le lecteur de la première à la dernière page. L’auteur a su trouver les mots justes : l’écriture enchanteresse et son phrasé unique charment encore longtemps après la lecture. Un livre marquant, impossible à oublier !

Julien Bisson, Lire

Un livre qui ne serait ni un témoignage ni un poème, mais la voix d’un homme déboussolé par un adolescent. Un cyclone. Un roman.

Christophe Donner, Le Monde 2

Car ce n’est pas une mais plusieurs histoires qui s’entremêlent et fusionnent au fil de cet ouvrage fin mais intense comme un cours d’eau furieux remuant le fond des âmes et charriant les souvenirs trop longtemps enfouis. C’est un texte bref mais d’une grande profondeur, un roman dont on n’épuise pas d’un trait toute la richesse symbolique et qui une fois refermé palpite encore en nous, nous accompagne du fond de la mémoire.

Allan Kaval, Marianne

Le mot haïtien « yanvalou », qui désigne à la fois une musique et un hommage rendu à la terre, prend la plénitude de son sens dans ce roman de grande portée.

Jean-Claude Lebrun, L’Humanité

Une comédie humaine qu’il double dans son roman – et sans doute cela en fait-il l’un des bons livres de la rentrée – d’une profonde réflexion sur la mémoire.

François Aubel, Le Magazine littéraire

Un roman bouleversant.

Violaine Gelly, Psychologies magazine

Dès la première page, le texte coule de source, et l’on se laisse emporter par les récits des narrateurs successifs.

Robert Solé, Le Monde des livres

Et puis, il y a cette écriture de fable contemporaine, simple et frappante, des phrases-images, à chaque page, que l’on a envie de souligner pour les apprendre par cœur.

Véronique Rossignol, Livre Hebdo

Car toute la force de Trouillot est de nous faire vivre Haïti sans compassion – il y en a beaucoup dans le monde. Sans misérabilisme. C’est cru. C’est dur. Mais en toile de fond il y a comme une lumière…venue de l’écriture même de Trouillot.

André Rollin, Le Canard enchaîné

C’est un roman puissant, fort, émouvant, qui serre la gorge et qui pose clairement la question de la fidélité à ses racines.

Sébastien Faramans, La Marseillaise

Yanvalou pour Charlie est sans doute l’un des livres les plus corrosifs qui aient été écrits sur la société haïtienne actuelle. […] A sa façon, sans lyrisme, Yanvalou pour Charlie continue à chanter une idée trop souvent piétinée : la fraternité.

Christophe Kantcheff, Politis

Un récit radical, à l’ironie amère, juste tempérée par quelques intermèdes d’infinie tendresse.

Marie Chaudey, La Vie

L’écriture serrée et en même temps lyrique, étonnante de mouvement et de poésie, nous fait vivre au plus près le désarroi de bohèmes à demi-spectraux, tous ces désespérés qui réclament l’espérance. […] La révolution, il y a plusieurs manières de la faire. C’en est une, peut-être, de crier la peine des hommes.

Isabelle Brunisset, Sud-Ouest Dimanche