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Nos généreuses réciprocités

Sous-titre
Tisser le monde commun



Comment résister à l’aplatissement du réel auquel conduisent la vision utilitariste et néolibérale de l'individu, mais aussi la critique systématique de la domination ? En rendant justice au côté lumineux du social, ce qui n'exige en rien de nier ses côtés obscurs. C’est dans cette ambivalence que Philippe Chanial nous invite à cheminer. Il examine le lien amoureux, la communauté des amants, mais aussi le désir comme violence. Dialoguant avec les théoriciennes du care, il envisage le soin, à la fois sublime et routinier, comme un “pouvoir des faibles” qui n’est pas dépourvu d’aspects sombres. Considérant la relation d’aide ou de secours qui se joue entre le pauvre et son bienfaiteur (individuel ou collectif), il discute ce gouvernement de la misère qui ramène les plus démunis au statut d’“assistés” ou de débiteurs perpétuels. Face à la crise écologique, il plaide pour une “éthique de la Terre”, l’ouverture de nos communautés d’appartenance aux communautés non humaines, et appelle à nouer avec la nature de nouvelles formes de réciprocité.
En compagnie de sociologues, philosophes, poètes – et en premier lieu de l’anthropologue Marcel Mauss dont l’Essai sur le don semble plus actuel que jamais –, Philippe Chanial invite à reconnaître toute la puissance de nos généreuses réciprocités sans lesquelles il n’est pas de monde commun. Il fraie ainsi, à la lumière du don, de nouveaux chemins d’émancipation.

mars, 2022
13.50 x 21.50 cm
336 pages


ISBN : 978-2-330-16410-2
Prix indicatif : 23.50€


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Ce livre existe également en version numérique

En invitant à une extension du domaine du don, Philippe Chanial, héritier de Marcel Mauss, pose les fondements d’un don d’hospitalité dans son nouveau livre, Nos généreuses réciprocités. Tisser le monde commun . Dans lequel, une réflexion théorique sur les exigences morales intrinsèques aux relations interhumaines percute l’histoire en marche.

Jean-Marie Durand, PHILOSOPHIE MAGAZINE

La face rugueuse et obscure des rapports sociaux n’est jamais éludée ici. Simplement, Philippe Chanial refuse de nous y enfermer, de nous y résumer. Il réfute une lecture à sens unique du réel, ce qui ne l’empêche pas d’embrasser celui-ci dans toute sa complexité.

Faire travailler nos imaginations, se départir de la « guerre de tous contre tous » qui nous irrigue depuis sa théorisation par Hobbes au XVIIe siècle, oser d’autres horizons... tel est l’enjeu. Cet opus est, assurément, une balise nous aidant à le saisir.

Marie Boëton, LA CROIX

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