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Écorces vives



C’est une région de montagnes et de forêts, dans un massif qu’on dit Central mais que les routes nationales semblent éviter. Un homme venu de loin incendie la ferme dans laquelle il espérait un jour voir jouer ses enfants, puis il disparaît dans les bois. La rumeur trouble bientôt l’hiver : un rôdeur hante les lieux et mettrait en péril l’ordre ancien du pays. Les gens du coin passent de la circonspection à la franche hostilité, à l’exception d’une jeune femme nouvellement arrivée, qui le recueille. Mais personne n’est le bienvenu s’il n’est pas né ici.

«Écorces vives» est construit sur une tension souterraine, un entrelacs de préjugés dé?nitifs et de rancœurs séculaires. De ce roman noir – qui est aussi fable sociale, western rural, hommage aux âmes mélancoliques et révoltées – sourd une menace : il faut se mé?er de la terre qui dort…

octobre, 2018
13.50 x 21.50 cm
208 pages


ISBN : 978-2-330-11376-6
Prix indicatif : 18.50€



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Prix Première -

Appuyé par un style précis dont la rigueur fait écho aux caractères taiseux des personnages, le premier roman de Lenot s’avère aussi vivifiant que glaçant.

Benjamin Fogel, Playlist Society

Écorces vives est un tableau où la nature domine en sourdine. Elle est un tissu permanent, rugueux comme un tronc râpé par les ans, dont le relief grumeleux est gravé de désillusions et d’obstination. Epaisse à l’extérieur, pleine d’une inertie coriace. Charnue et vivace en son cœur. C’est un roman noir et choral, qui, sous la forme du polar poétisé au fumet d’humus, raconte la mutation, la transhumance, la migration en petit, l’attachement à la terre. Et puis l’entêtement et la méfiance intrinsèques de l’homme, cet animal buté qui renifle l’autre comme un ennemi juré.

Emmanuelle Jowa, Paris Match Belgique

Il y a quelque chose de terriblement animal dans ce récit implacable, nourri d’une langue magnifique, d’une poésie tranchante, puissante comme les éléments contre lesquels chacun se bat au cœur de l’hiver. On en sort les pieds couverts de boue, le souffle court et l’âme couverte de bleus. Mais vivant. Terriblement vivant.

Alexandre Lenot se démarque totalement de la production française habituelle.

Jean-Marie Wynants, Le Soir (Belgique)

Plus qu’un polar, Écorces vives, d’Alexandre Lenot, chante l’amour d’une terre oubliée.

On s'absorbe dans le texte comme dans une randonnée mystique et périlleuse. Un beau premier roman.

Pascaline Potdevin, Grazia

Alexandre Lenot saisit à merveille l'ambiance étouffante régnant dans une campagne immobile, oubliée par le progrès et l'abondance, où "chaque son est tellement isolé qu'il prend une signification prophétique".

Alain Léauthier, Marianne

Premier roman, Écorces vives est porteur de grandes promesses. Lenot polit les mots avec talent, s’y entend pour donner vie à un paysage et mettre en place ses personnages, ne démérite pas dans les scènes d’action.

Blog Encore du noir !

L'écriture fiévreuse s'accorde avec toutes ces passions humaines et avec l'ampleur du décor. Une tentative réussie.

Les notes bibliographiques

Écorces vives, premier roman d’Alexandre Lenot, est la révélation française de l’année.

Christophe Dupuis, La tête en noir

L'écriture y est à l'image du thème : dense, escarpée, creusant dans le sous-bois de la langue pour y mettre à jour les racines du mal. Une réussite.

Fanny Triboulet, Le Journal des femmes

Sur un principe littéraire et politique basique - la rencontre des indigènes et des allogènes-, l'auteur, grâce à une plume poétique qui parfois prend le pas sur l'intrigue, réussit à la fois un polar (sans meurtre) social et ce que les Américains appellent le nature writing (« écrit sur la nature »). Aussi vivifiant que l'hiver qui vient. Brrr...

Didier Hassoux, Le Canard enchaîné

L'écriture est belle, très travaillée. Politique aussi, mine de rien.

Delphine Peras, L’Express

La trame de l'histoire est sobre, la langue belle, dans ce roman noir, rural. Ce premier roman français présente une pâte nature writing, éthérée, onirique, mêlant le parfum de la fable et celui des sous-bois, pour raconter sans fanfare le destin sombre de ces personnages enchaînés aux montagnes.

Julie Malaure, Le Point

Au-delà du message délivré par ce texte, l’écriture est belle, parfois poétique avec une nature très présente. C’est un texte posé et précis qui joue davantage sur l’ambiance que sur un scénario. Une mélodie pastorale à écouter avec attention, bien calé dans notre confort.

Lau Lo, Évadez-moi

La voix de Maupassant est à portée d'oreille chez cette nouvelle plume, qui publie son premier roman dans la veine du polar rural. Ce récit d'un retour à une terre hostile par un personnage déchiré est une belle promesse de noirceur.

Élise Lépine, Livres hebdo

On adhère immédiatement à cette belle et sombre histoire rurale animée de personnages minutieusement décryptés. Un orfèvre de l'écriture est né, dans la veine de J.-B. Pouy, mais en plus sombre.

Jean-Paul Guéry, Le Maine Libre/Le Courrier de l’Ouest

Un premier roman étonnant.

Alexandre Lenot signe ici sans conteste, en phrases souvent courtes, sèches parfois, l’un des polars de la rentrée. À découvrir d’urgence, et ce n’est pas qu’une formule ; il y a une manière d’urgence à découvrir ce talent-là, qui ne restera probablement pas longtemps inconnu.

Jean Berthelot, Revue Sang-Froid

Au plus près de la terre, Alexandre Lenot restitue avec une maîtrise éblouissante la chair d'un paysage où errent des figurants tragiques.

Lionel Germain, Sud-Ouest

Ce premier roman, commencé sur le tempo d'un vieux tube de Francis Cabrel pour finir comme un rugueux western, est une totale surprise. Proche d'un Franck Bouysse (Glaise), ne serait-ce que pour la flamboyance de l'écriture, Alexandre Lenot signe un nouveau manifeste, fiévreux et romantique, d'un « rural noir » hexagonal 100 % terroir.

Philippe Blanchet, Le Figaro Magazine

De beaux et grands moments d’écriture et d’émotion.

Christine Ferniot, « Cercle polar » Télérama.fr

Un roman noir superbe, à l’écriture tendue, d’une poésie de chaque instant. Des secrets, de la haine, de l’amour, aussi…

Hervé Le Corre

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