Rochebrune

Avec Rochebrune, Sophie Divry signe une satire sociale pleine d’humour, entre thriller métaphysique et fable écologique.
À paraître
Livre broché 19 août 2026
À paraître
Livre numérique 19 août 2026

Le résumé

Un couple en crise, accablé de deux enfants, décide de partir en vacances à la montagne pour ressouder les liens. Dès leur arrivée au village de Rochebrune, une menace rôde. Xavier maintient son projet d’alpinisme au mépris des alertes météo. Isabelle flirte avec le voisin pendant que les enfants fêtent Halloween. Quand la pluie redouble, et qu’une à une les digues physiques et morales cèdent, chacun doit faire face à son destin.
Avec Rochebrune, Sophie Divry signe un roman haletant et plein d’humour, entre thriller, fable écologique et satire sociale.

Les ressources

Le mot de l’autrice

Je ne veux pas préserver la littérature du fracas du monde. Il me semble plutôt que le travail de l’écrivain est d’arriver à transcrire par des fictions le parfum psychique, déstabilisant et vague, qui flotte dans notre époque. Mes romans sont alors comme des expériences de pensées, qui permettent de mettre en récit ce qui nous agite. Nous vivons dans un monde de plus en plus dangereux, et nous ne sommes pas préparés pour y faire face. D’où cette idée de prendre une famille, un couple ordinaire de citadins d’un milieu plutôt aisé, de le mettre en situation de danger, puis de voir ce qu’il se passe.

Xavier est un gentil garçon. Isabelle, sa femme, est plus sèche, mais la vie de famille, avec ce beau-fils si pénible, ne lui laisse guère le loisir d’être douce. Noémie est une adolescente dans sa bulle, et Léon, le fameux beau-fils de sept ans, un gros caractère.

Je voulais les mettre dans un milieu dangereux en soi. La haute montagne, comme une métaphore de ce décor qu’on pense décoratif, beau, et qui porte en soi une menace, par l’orage, par l’éboulement de nos certitudes.

J’ai été marquée aussi par l’inondation de La Bérarde, village dans le parc des Écrins, qui a été entièrement dévasté par une crue en juin 2024. Je suis allée sur place plusieurs fois, j’ai rencontré les habitants. J’ai tenté de capter cette hostilité et cette fascination pour ce relief chez celles et ceux qui y vivent, mais aussi chez les touristes qui viennent le butiner. Moi qui suis née près de la mer, je me suis frottée à ces parois. J’ai même, à grand effort, gravi un sommet de 3 800 mètres, afin de pouvoir écrire les chapitres où Xavier est en mauvaise posture. Dans ce roman, j’aurais voulu donner plus de voix au village, mais je reste finalement près de la famille, car un roman vous amène toujours où il le décide lui.

- Sophie Divry

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