Chloé et Maxence se rencontrent au lycée. C’est le printemps, la fin des années 2000, il y a les après-midis étirées par la weed, ce corps de l’autre qu’on découvre. Les parents essaient, échouent, Maxence se débat avec les injonctions à devenir un homme, Chloé s’affame ou raconte dans ses carnets.
Bientôt ils profiteront de leurs vingt ans, le chaos planétaire enflera cet été-là, certaines colères aussi – Internet aura rendu le monde assourdissant. Alors viendra la trentaine, ce sera l’automne, quelques rêves s’égratigneront au tranchant du réel. Déjà, on collectionnera les souvenirs.
En trois temps, trois virgules à la langue fiévreuse, Joanne Richoux dépeint une génération étourdie de bruits et d’images, qui veut croire encore aux histoires d’amour, à une petite musique ou à un parfum familier, pour se consoler du reste.