Le résumé
En parcourant la vie, l’œuvre et l’engagement si singuliers de Roman Opalka, artiste peintre d’origine polonaise ayant consacré sa vie à sculpter le temps par les nombres, Claudie Gallay ravive ce qui a forgé son imaginaire d’écrivain, dévoilant des passerelles souterraines, des irrigations muettes, une filiation secrète entre les deux œuvres. Le récit progresse au fil de l’enquête de la romancière, des premières expositions qu’elle découvre au manoir du peintre qu’elle visite en Aquitaine, des “erreurs” relevées dans les toiles du maître aux pages qu’elle noircit de suites de chiffres comme pour éprouver, jusqu’à en devenir le passeur évident, cette dimension épaisse, heureuse et indicible de l’irréversibilité du temps qui l’a totalement bouleversée – seul objet, motif et projet d’Opalka à compter de 1965.
Proposition poétique, théorique, esthétique, «Détails d’Opalka »s’apparente à un hommage monographique par la mémoire des deux trajectoires qu’il contient. Celle du temps sur lequel Roman Opalka veille, et celle des livres de Claudie Gallay.
Les ressources
Ils ont aimé
Aux lecteurs sceptiques devant l’entreprise (de l’artiste), je recommande de lire Détails d’Opalka de Claudie Gallay.
Claudie Gallay est une néophyte en matière d’art contemporain, mais la simplicité de son récit, sa naïveté parfois, et surtout sa passion pour l’œuvre feront céder les plus regimbeurs. A vrai dire, elle partage avec cette œuvre une grande complicité.
Une méditation sur l’ambivalence de toute confrontation avec le temps et notre finitude.
Filiation entre le vieux Slave et la discrète Française, qui n’a pas osé approcher le maître. Entêtement commun, amour du plaisir intellectuel
qui élargit l’émotion, vertige mystique. L’auteure des Déferlantes confesse qu’écrire sur Opalka a marqué pour elle un tournant. La fluidité de son récit, la force qui s’en dégage, témoignent bel et bien d’une sérénité nouvelle.