La lecture de ce texte, plus de trente ans après sa création, suscite à la fois l’admiration devant le savoir, la ténacité, les mots précis de Jouvet qui parle beaucoup à Claudia, devant aussi son intelligence du texte et sa volonté d’aller chercher derrière chaque mot, même les plus anodins, ce qui va nourrir le sentiment du personnage ; mais aussi une forme de malaise, d’interrogation devant ce rapport à sens unique, d’un élève à son maître.
Le résumé
Reprise du 20 au 24 novembre au théâtre des Célestins (Lyon). Mise en scène de Toni Servillo.
Entre février et septembre 1940, Louis Jouvet fait travailler à Claudia, élève au Conservatoire d’art dramatique de Paris, la dernière scène d’Elvire du «Dom Juan» de Molière. Ces leçons de théâtre sont retranscrites et, en 1986, Brigitte Jaques-Wajeman les adapte pour les porter à la scène. C’est l’occasion d’oberver l’apprentissage de la comédienne, d’entrer dans l’intimité de la relation du maître et de l’élève, d’approcher du Le cœur de l’art théâtral qui se sent plus qu’il ne se comprend.
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Revue de presse
Patrick Gay-Bellile
Le Matricule des Anges