Ces montagnes d’ordures qui étouffent les bidonvilles de Kinshasa ont généré une rébellion artistique. Masqués et costumés de détritus, enfants des rues et artistes de l’Académie des Beaux-Arts ont formé le collectif « Ndaku ya la vie est belle », en 2015, autour du plasticien Eddy Ekete : vingt-cinq artistes dénoncent l’agression écologique en puisant dans l’art vestimentaire ancestral. Stéphan Gladieu a réalisé dans son studio de rue les portraits totémiques de ces personnages arcimboldesques surgis de la décharge, insolents de survie : L’Homme-Mousse, Babouche, Bonbons, L’Homme-Mégot.
Le résumé
Edition Bilingue Français/Anglais. Une série de portraits à la rencontre de Ndaku ya la vie est belle, collectif d’artistes congolais qui réemploient des déchets pour revisiter des habits traditionnels et dénoncer la pollution industrielle.