Ce parcours d’une infiltrée au sein du musée, d’une clandestine y préparant des collisions et des détournements, agit comme un révélateur sur les collections et suscite un regard autre sur les œuvres, un regard rebelle et décalé ; il joue avec le réel et l’illusion, avec le mimétisme et le fantasme.
Le résumé
C’est en révélant l’envers du réel dans un geste de réappropriation, que Laurence Aëgerter, artiste plasticienne née en 1972 à Marseille, construit ses histoires. L’appropriation de cette matière protéiforme – dictionnaires, livres d’histoire, images d’archives ou glanées sur internet, objets d’art, musées – agit sur son imagination et ouvre la voie à nombre d’expériences : photographies, livres d’artistes, installations in situ, tapisseries, projets collaboratifs. L’autre, véritable alter-égo, joue un rôle majeur dans l’élaboration de son oeuvre.
Cette monographie est publiée à l'occasion de l'exposition événement organisée au musée du petit Palais à Paris à partir d'octobre 2020. Suivront une exposition à Amsterdam au Musée de la Psychiatrie et une exposition au musée Réattu à Arles en2