Le narrateur de ce livre vient d’arriver à Rome. Nommé dans une ambassade, ce jeune Français issu de la grande bourgeoisie découvre avec délices la splendeur de la cité italienne et, non sans ironie, l’indolence des fonctionnaires en poste. Très vite, il s’installe dans un palazzo romain, un lieu où tout serait parfait si ce nouveau locataire n’était sans cesse dérangé par une multitude d’appels téléphoniques. Une certaine Signora Wilson est chaque fois demandée. D’une promenade à l’autre, le jeune homme apprivoise cette ville incomparable, mais sa fascination pour ces lieux prestigieux et son désoeuvrement professionnel l’entraînent vers de tout autres rêveries. Perdu dans la contemplation des pierres, il traverse la rue sans prendre garde et bascule soudain par-dessus le capot d’une automobile. Mais dans l’instant il se relève. Commence alors une autre histoire, un voyage au cours duquel il pourra percevoir l’origine de ses peurs, revisiter son enfance, sublimer l’antique, démultiplier le désir, et comprendre l’étrange machination de la Signora Wilson. Après Un garçon naturel, Patrice Salsa nous livre une subtile construction située aux confins de l’onirisme. Rome, étranges palazzi, théâtres, bals masqués, musiques et réminiscences d’une enfance blessée, tout ici se révèle tel un tableau caché sous une fresque Renaissance, puis de nouveau s’efface pour nous désigner avec virtuosité l’entrée d’une chambre dérobée. Patrice Salsa vit et travaille à Paris. Ce livre est son second roman.