Trente-six textes en grande partie inédits, pour dire la cruauté du XXe siècle, sa “culture de l’arrogance” face à la nature, et la cruauté de l’homme envers les “petites personnes” que sont les animaux.
Lire Les Petites Personnes, c’est entendre une voix unique qui allie la profondeur et la grâce, qui...
Lire Les Petites Personnes, c’est entendre une voix unique qui allie la profondeur et la grâce, qui nous invite à regarder à la fois plus haut, mais aussi à nos pieds, et plus loin.
Marguerite Pozzoli
Altritaliani
Revue de presse
Une célébration sensible et subtile de ce qu’on appelle, sans trop y réfléchir, la Nature.
Un long...
Une célébration sensible et subtile de ce qu’on appelle, sans trop y réfléchir, la Nature.
Un long poème splendide à la gloire de tout ce qui est minuscule, faible, secret, imperceptible.
Un exercice d’humilité et de fraternité. Une leçon de civilisation.
Florence Noiville
Le Monde des Livres
Revue de presse
Quiconque lit L’iguane, De veille et de sommeil ou La douleur du chardonneret se rend compte d’emblée...
Quiconque lit L’iguane, De veille et de sommeil ou La douleur du chardonneret se rend compte d’emblée qu’il a affaire à une voix d’une singularité puissante.
Le propos d’Anne Maria Ortese n’a rien de platement militant, il dessine d’emblée un cadre extrêmement vaste (…) où naissent et meurent un certain nombre de créatures qu’elle considère sans jamais établir entre elles aucune espèce de hiérarchie, partant sans jamais placer l’homme au sommet de la pyramide, même s’il a pour lui la force (versant pessimiste), même s’il a pour lui le langage (versant optimiste).
Cette optique, cette largeur de cadre, cette profondeur de champ importent, elles permettent de dépasser la sensiblerie, voire la mièvrerie dont sont souvent taxés de tels propos.
Ortese ne défend rien, elle a passé sa vie à tenter de faire entendre les voix « encloses » des êtres muets — une des tâches essentielles, premières de la littérature.
Ce recueil est une sorte de laboratoire à ciel ouvert de l’œuvre romanesque, il permet de mesurer de quelle constance d’attention à l’infiniment isolé, désarmé et tremblant elle s’est nourrie (de ce point de vue, on peut voir dans « Petit et secret », daté de 1978-1979 environ, le « programme » que La douleur du chardonneret, chef-d’œuvre évident, presque aveuglant, mettra en œuvre en 1993) et le formidable travail d’élaboration poétique auquel Ortese s’est livrée.