Le résumé
“Lire était une chose vivante, toujours en mouvement, qui lui échappait, qui grandissait et qui, il le savait, ne prendrait jamais fin.”
L’existence de Bob Comet, bibliothécaire à la retraite, s’écoule tel un long fleuve tranquille : il n’a pas d’amis, son téléphone ne sonne jamais, et si quelqu’un frappe à sa porte c’est pour lui vendre quelque chose. Depuis longtemps, Bob a abandonné l’idée de connaître son prochain, ou de s’en faire connaître, et sa seule façon d’être au monde est la lecture.
Lors d’une de ses longues promenades, Bob croise la route d’une vieille femme égarée et la raccompagne à la maison de retraite. C’est là qu’il tombe sur un appel à bénévoles. L’opportunité pour lui de faire découvrir ses romans préférés aux résidents, mais aussi, de manière tout à fait inattendue, l’occasion de se réconcilier avec son passé et, peut-être, d’affronter la nostalgie féroce d’un amour perdu…
Avec sa fantaisie, sa liberté et sa verve inimitables, Patrick deWitt met à l’honneur un homme introverti qui a vécu sa vie à travers la littérature sans se douter que sa propre existence constituait un roman poignant à part entière
Les ressources
Ils ont aimé
DeWitt ne s’est jamais tenu à un genre particulier, s’adonnant ainsi avec bonheur au conte cruel, et à la comédie satirique. Sans jamais se départir d’un humour délicieusement british, voire grinçant. [...] Portrait d’un attachant introverti, l’homme qui aimait les livres se savoure comme une étude de caractères d’un naturalisme suranné mais tout sauf déplaisant. On y a perçu un hommage au père de l’écrivain qui, pour les 12 ans de son fils, lui avait légué sa bibliothèque, encourageant sa vocation.
La succession de portraits décalés, l’humour surgissant à l’improviste et la réflexion sur le destin et les occasions manquées rendent bien la vie de Bob Comet – et peut-être celle du lecteur avec elle – romanesque malgré tout.