Le résumé
Le vrai regret porte sur l’existence elle-même. On regrette d’avoir été, tout simplement, et non pas d’avoir été ceci ou cela. Et pour être plus précis encore, on regrette d’être aujourd’hui celui qui a été. Naturellement, ce regret est vain, ridicule même, puisqu’on ne revient jamais en arrière.
Cela dit, si on lui proposait de revivre sa vie, il ne dirait pas non, à condition que ce soit à la fois la même et une autre. A condition que ce soit la même vie, mais vécue vraiment. Peu importent les soirées perdues de sa jeunesse, le mariage qui s’est mal terminé, la rupture avec Nina. Il serait prêt à refaire le même chemin, avec l’espoir d’en profiter, cette fois, de toutes ces minutes qu’il a l’impression de ne pas avoir vécues.
B. P.
Les ressources
Ils ont aimé
Les vertiges s’éprouvent et se racontent mal. Pourtant, le nouveau roman de Bernard Pingaud y parvient parfaitement. (…) Car, si le style connaît des sommets de clarté, ce n’est que pour mieux vous en faire chuter. Méticuleusement encastrés les uns dans les autres, les vertiges se succèdent dès les premières pages et ne cessent de se déployer sans qu’on y prenne garde.
L’histoire naît toujours au contact du texte, matériel et concret, suggestif et opaque. L’écriture est une quête psychique par-delà l’oubli, et le livre en devenir en est le champ d’investigation.