Le résumé
Différentes par leur contexte et leur matériau – sans compter la forme, le style, etc. –, les oeuvres de Proust et de Beckett sont liées par un même humanisme, dont témoigne leur vulnérabilité. Ils partagent ces misères éminemment humaines que sont le souffle coupé ou le coeur folâtre, manifestations on ne peut plus banales d’un soma perturbé par une psyché tourmentée.
F.-B. M.
Les ressources
Ils ont aimé
Par-delà l’écart évident entre Proust et Beckett, François-Bernard Michel est allé en amont des textes interroger les corps qui leur ont donné vie. (…) Ces détours biographiques permettent une lecture commune des deux œuvres qui, sans cela, eût été impossible.
Frotter une biographie contre une autre peut provoquer des étincelles. C’est précisément ce que François-Bernard Michel fait en comparant les vies de Proust et de Beckett. La thèse est simple et belle. Les œuvres de ces deux créateurs sont liées par une belle humanité fragile. En s’approchant de leur psyché tourmentée, l’auteur révèle combien ils poursuivent un objectif identique. Beckett continuateur de Proust ? Cette idée déjà exposée devient ici plus séduisante.