C’est passionnant. On y apprend, bien sûr, que le travail est colossal, mais surtout à quel point il doit parcourir le monde, poser des jalons parfois des années à l’avance pour avoir la primeur d’un film évènement, comment il doit résister aux pressions, gérer les égos des uns et des autres et faire preuve de diplomatie et de fermeté face aux plus grandes stars internationales.
Le résumé
Avec ce journal, tenu sur une année entière, d’une clôture à une autre du Festival de Cannes, Thierry Frémaux nous convie au cœur des préparatifs de la plus belle fête de la planète cinéma. On y croise forcément les artistes, acteurs, scénaristes et réalisateurs, mais aussi et surtout ceux qui constituent les rouages d’un événement nécessitant une précision d’horlogerie suisse : les équipes techniques, le jury, les producteurs, ou encore les critiques qui semblent parfois détenir la vie d’un film entre leurs mains – ou tout du moins sa vérité.
À travers ce témoignage unique parce qu’intime – et honnête, avec ses coups de cœur et ses emportements –, on découvre l’homme qui est à la tête du Festival, au sommet de sa si célèbre montée des marches, mais aussi à la direction de l’Institut Lumière, à Lyon ; sa passion dévorante pour le septième art, et sa gourmandise sans cesse renouvelée de découvertes. En ressort un vibrant hommage au cinéma, et à la fiction en général qui, comme la littérature selon Pessoa, “est l’aveu que la vie ne suffit pas”.