Quelques questions à Peggy Nille
La Surprise magique signe un nouveau tournant dans votre palette riche et foisonnante d’artiste-illustratrice, avec des tons résolument pop, des personnages mignons et attachants : comment avez-vous abordé ce nouveau projet dans sa création ?
Quand j’étais petite, j’étais amoureuse d’un garçon qui m’a offert pour mon anniversaire une petite boîte Hello Kitty, en plastique molletonné. Je l’ai toujours gardée. Pour moi, elle est devenue une sorte de symbole : quelque chose de doux, de joyeux, de rassurant. Dans une période un peu mouvementée, j’ai eu envie de faire un album qui porte justement ces qualités-là.
Comment vous est venue l’idée de ces familles au caractère bien trempé ? Rouspétoufs, Panikikis, Choupidoux… et Miamigloufs. Y a-t-il un peu de vous dans chacune d’entre elles ?
Cette idée est née de mes conversations avec mon amie Camille Garoche. Je la voyais toujours très enthousiaste, toujours “trop contente”, toujours “trop hâte”. À côté d’elle, moi qui suis plutôt d’un naturel insatisfait – même si j’essaie d’y travailler –, je trouvais amusant de pousser ce contraste à l’extrême. L’idée m’est alors venue d’en faire des familles, chacune incarnant un tempérament très marqué.
Quant aux Panikikis, ils sont inspirés de mon côté plutôt aventurier et téméraire… et de toutes les personnes autour de moi qui essaient régulièrement de me freiner avec leurs peurs.
Il y a beaucoup d’inventivité dans le texte de La Surprise magique : les familles ont leur propre langage et lexique. Qu’est-ce qui vous amuse le plus dans l’écriture ?
La sonorité des mots, j’essaie d’avoir des textes qui pourraient être chantés.
La nature et le merveilleux tiennent une place essentielle dans votre œuvre. Avez-vous des sources d’inspiration plus particulières ?
À chaque album je tends vers une inspiration. Ici ma boîte Hello Kitty très pop, vitaminée !
Chacun de vos livres est une plongée dans un univers mirifique qui laisse une grande place à l’imagination, invitant les enfants à s’immerger pleinement dans vos histoires et vos tableaux. Qu’est-ce qui est le plus important pour vous ?
D’apporter de la joie, du peps, de la vitalité et un peu d’espoir dans ce monde de brutes.
