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Les citations
En trois ouvrages, Millenium dresse un véritable portrait de notre société moderne, comme aucun autre roman policier avant lui. Une écriture insoutenable.
Le genre policier aime à simplifier au maximum sa trame au profit du suspense et des rebondissements de l’enquête. Larsson, lui, fait l’inverse, et utilise une écriture très simple, d’une densité et d’une méticulosité incroyables. Dans le premier tome, il consacre grosso modo les 300 premières pages du roman à la présentation des personnages, dans un foisonnement de détails qui ne semblent pas avoir la moindre importance. Pourtant, et c’est là le tour de force, jamais le lecteur ne s’ennuie. La pagination démentielle de la trilogie (575, 650 et 710 pages), que l’on pourrait mettre en perspective avec certaines séries télé américaines actuelles, parfaitement bâties et haletantes de bout en bout, qui surclassent le cinéma, se dévore avidement.
Très littéraire, Millénium est plus qu’un thriller. Des personnages vivants, sans concession mais pas forcément sympathiques, une écriture ample, une bonne dose d’humour : le lecteur dévore d’une traite chaque volume.
