En octobre dernier, Sophie Calle a publié son Catalogue raisonné de l’inachevé (Actes Sud), c’est-à-dire la présentation de l’ensemble de ses projets inaboutis ou abandonnés, en expliquant pourquoi ils n’ont pas pu voir le jour, chaque texte s’achevant par un tampon rouge – ironique et documentaire – qui résume la raison principale de cet abandon : “pas le temps”, incident technique”, "péremption”, etc. [...] En introduction du livre, Sophie Calle cite Picasso : “J’ai l’horreur de l’achevé. La mort est finale. Le coup de revolver achève. Le presque achevé, c’est la vie.” L’inachevé est une esthétique en soi. Mais de ses inachevés, Sophie Calle a fait une œuvre en soi. Des œuvres qui n’existeront jamais mais qui existent déjà !
Le résumé
À l’occasion de son exposition À toi de faire, ma mignonne, au Musée Picasso, à Paris, Sophie Calle a dévoilé ses idées inabouties, qui sont aussi ses ratés.
Dans ce recueil-événement, qui révèle toute la part immergée d’un travail de plusieurs décennies, on retrouve les motifs principaux de son oeuvre, comme le hasard, la rencontre fortuite, et surtout son idée maîtresse de l’inachèvement comme aboutissement, l’essai et l’échec comme corollaires de l’action artistique.
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Revue de presse
Fabrice Bousteau
Beaux Arts Magazine