Le résumé
Depuis près de cinquante ans, Pierre Rabhi en est persuadé : c’est en nous reconnectant à la terre qui nous nourrit que nous trouverons les ressources nécessaires pour construire une société véritablement intelligente et pérenne. Selon lui, l’agriculture tient une place centrale dans nos organisations humaines. Elle conditionne non seulement notre capacité à nous nourrir et donc à survivre, mais également la possibilité d’élaborer nos cultures et toutes les activités qui constituent nos sociétés.
Or, nous sommes aujourd’hui face à un choix. Continuons-nous à favoriser l’agriculture industrielle, responsable de près de 70 % des destructions écologiques sur la planète et de la disparition de millions de petits paysans ? Ou prenons-nous le tournant de l’agroécologie qui permettrait de nourrir sainement l’humanité tout en régénérant les écosystèmes?
Les ressources
Ils ont aimé
Le livre débute par une rapide remise à niveau sur cette agriculture durable opposée à l’agriculture conventionnelle qui, pour produire, détruit. Puis les auteurs montrent comment les multinationales de l’agroalimentaire tentent de s’approprier le concept; répondent à ceux qui veulent faire croire qu’agroécologie et industrialisation peuvent cohabiter; critiquent les organisations agricoles qui, tout en valorisant la production "locale", utilisent massivement les engrais sans se soucier de leur impact écologique (…). "L’agroécologie n’est pas seulement une pratique agricole, c’est aussi une démarche humaine intellectuelle et spirituelle."
Pierre Rabhi n’est pas un philosophe, et d’ailleurs lui-même, très modeste, n’y prétend pas. (…) Il serai plutôt essayiste voire moraliste : quelqu’un qui sait mettre en mots les maux contemporains. (…) Lorsqu’on est en chemin, explique-t-il, "On n’a pas forcément des objectifs, mais des convictions". Cette injonction de remettre en question l’injonction — moderne par excellence — à tenir ses objectifs, trouver des solutions, régler les problèmes, est un thème bien connu de ce qu’on appelle en philosophie la "critique de la technique". (…) Il n’a pas de mots assez durs pour "homo economicus" qui croit vivre parce qu’il produit et consomme.