Repentir

Stabat mater sur l’amour inconditionnel d’une mère pour un fils meurtrier, Repentir fait l’éloge de la fiction et du Verbe, unique recours face au mal radical et au deuil impossible.
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Le résumé

Le monde de Charlotte, comédienne et mère dévouée, s’effondre quand il se heurte à une vérité tragique : derrière l’apparence angélique de son fils, Gabriel, se cache un être envieux et un amant violent, meurtrier de sa jeune maîtresse. Écartelée entre aveuglement et effroyable vérité, c’est par l’expérience théâtrale que Charlotte va démêler le vrai du faux et affronter le mal dans sa double dimension : esthétique et séduisante sur scène ; éthique et insoutenable dans la réalité.
Dans l’ombre, une autre mère endeuillée, emprisonnée pour avoir vengé sa fille, exorcise sa propre douleur en portant la mémoire et le repentir de toute l’histoire. Chacune incarne ce que signifie transmettre, perdre un enfant ou porter la faute, mais toutes deux affrontent la même blessure : comment aimer quand le mal surgit au cœur de l’amour ?
Dans ce "stabat mater" poignant, tendu entre prière et cri, Cécile Ladjali explore une nouvelle fois le langage – entre théâtre, poésie et confession spirituelle – comme seul espace de salut face à l’inconcevable perte de l’enfant.

Les ressources

Le mot de l'autrice

Un nouveau roman doit être un dépassement. Les motifs de “la mort de l’enfant” et du “deuil impossible” étaient des réalités que je refusais d’aborder. Mais il a fallu inventer le personnage d’Oriane et regarder Méduse en face. C’est cela écrire : descendre là où on a peur d’aller pour se surprendre. Or cette voix douloureuse m’a conduite vers celle de la mystérieuse narratrice – qui écrit en prison le livre que le lecteur découvre – et m’a offert l’occasion d’écrire ce que j’aime le plus : de la poésie.

Car je ne crois pas au genre en littérature. Tout est dans tout. La prose romanesque peut côtoyer le vers blanc, le dialogue théâtral, la confession.

La théologie s’est glissée dans mes pages, où il est question de Mal et de Pardon. C’est la première fois que le religieux, souvent traité a minima dans mes romans, tient une telle place.

Cette présence du sacré est soulignée par l’épiphanie à rebours qui se dessine autour d’un tableau qui m’est cher, L’Annonciation, de Simone Martini. L’ange Gabriel, au visage inquiétant, la Vierge farouche, le jet de mots qui sort de la bouche de l’ange, résument par leur bizarrerie l’étrange philosophie du livre : à savoir que la morale n’existe pas quand il est question d’Amour, de Beauté, de Verbe. Ainsi, je me suis posé la question du mal et de sa conscience à travers Charlotte. La comédienne doit distinguer entre le mal esthétique, dont elle jouit sur scène, et le mal éthique, qui la déchire dans la vie. Aussi, se demande-t-elle ce qu’elle a raté, puisque Repentir est un roman qui s’empare du thème crucial de “la transmission”. Il y a ce qu’une mère transmet à son fils, ce qu’un metteur en scène transmet à sa comédienne et la part de libre arbitre qui incombe aux êtres en dépit du reste. Et enfin, Repentir fait l’éloge de la fiction, car la mise en abîme de cette histoire contée d’une geôle, est une stratégie de la narratrice anonyme pour mettre sa douleur à distance, en l’incarnant dans des personnages de roman.

- Cécile Ladjali

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