Dans la collection
Édito
La collection “Les Apparences” est née du désir de mettre en avant une pratique de l’histoire de l’art audacieuse, souvent impertinente, n’hésitant pas à emprunter des chemins de traverse, à faire surgir des objets, des questions, des formes artistiques méconnues ou mal identifiées, mais également à examiner à nouveau des œuvres connues, pour révéler des aspects insoupçonnés de notre culture des images et des œuvres d’art.
Ce parti pris novateur, qui répond à une conception résolument élargie, ouverte, de l’histoire de l’art, où les jeunes auteurs peuvent défendre une vision dépoussiérée de l’histoire, a pour ambition de faire éclater les frontières de la recherche sur l’art de la Renaissance et, plus généralement, sur l’histoire des images. Selon cette logique, les enquêtes rassemblées dans cette collection recourent largement à d’autres champs du savoir, en faisant appel à l’anthropologie, à l’histoire de la philosophie, à l’histoire de la littérature, à l’histoire de la religion, à l’histoire des sciences ou encore à l’histoire de la médecine.
Chaque ouvrage repose sur une mise en page claire et sobre, rehaussée par une iconographie (noir et blanc et couleur) venant illustrer les propos de l’auteur.
Au croisement des connaissances
L'objectif est de renouveler notre compréhension des apparences, de bousculer nos certitudes sur les hiérarchies artistiques et de modifier notre point de vue sur la place occupée par l’art et les images dans la construction de notre société moderne.
Des ressorts visuels du rire dans la peinture de la Renaissance (Francesca Alberti, La peinture facétieuse) au paradigme visionnaire de la peinture religieuse italienne (Guillaume Cassegrain, Représenter la vision), des stratégies figuratives des grands décors politiques de Mantoue (Jérémie Koering, Le prince en représentation) à l’imaginaire théologique, politique et poétique qui préside à l’émergence des représentations cosmogoniques (Florian Métral, Figurer la création du monde), les études réunies dans cette collection transforment notre regard, et par cette transformation éclairent d’un jour nouveau les raisons d’être, les modes d’apparition, les fonctions et les usages des images.
Des œuvres primées
Jérémie Koering, Le Prince en représentation. Histoire des décors du palais ducal de Mantoue au XVIe siècle, 2013 – Prix de l’Académie française François-Victor Noury
Francesca Alberti, La peinture facétieuse. Du rire sacré de Corrège aux fables burlesques de Tintoret, 2015 – Prix de l’Académie française Monseigneur Marcel
Jérémie Koering, Les Iconophages. Une histoire de l’ingestion des images, 2021 – Prix Pierre Daix de la collection Pinault
