Deux romans en lice pour le Prix des Libraires 2026 !

  • Publié le

    09/03/2026

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Dès aujourd'hui, les libraires peuvent voter pour leur roman préféré ! Les romans de Charlotte McConaghy et de Keigo Higashino sont en lice dans la catégorie “Roman étranger”.

Chaque année, le Prix des Libraires distingue un roman francophone et un roman étranger choisis par les libraires indépendants.

Une liste de 10 romans français et 6 romans étrangers a été dévoilée.

Les éditions Actes Sud sont très fières et très heureuses de voir figurer deux de ses romans dans la liste étrangère du Prix des Libraires 2026. Deux romans déjà ardemment défendus par les libraires depuis le début de l'année, deux nouveautés d'auteurs qu'ils ont découverts et portés jusqu'alors : Keigo Higashino au long cours, et Charlotte McConaghy par la grâce et la fulgurance de deux coups de cœurs consécutifs.

Du 9 mars au 11 avril, les votes sont ouverts ! Les finalistes de la première sélection seront connus le 15 avril à l'issue du vote.

Qui succèdera à Paul Lynch, élu l'an dernier par plus de 1 000 libraires ? À vous d'en décider !

“Les Fantômes de Shearwater” en sélection

Le mot des éditeurs

Chères libraires, chers libraires,

Dans une lettre de remerciement qu’elle vous adressait en ce début d’année, Charlotte McConaghy saluait votre enthousiasme et votre indispensable travail de prescription :

“J’ai passé une grande partie de ma vie dans des librairies, à discuter avec des libraires dont beaucoup m’ont fait découvrir des histoires qui me seraient certainement restées inconnues. Je suis consciente de votre « pouvoir », et je vous remercie d’assumer ce rôle essentiel : faire dialoguer des voix à travers les continents et les époques, pour des lecteurs qui, comme moi, ne sont jamais aussi heureux que lorsqu’ils flânent entre les rayonnages.”

En écrivant ces mots, l’autrice était alors loin de se douter – tout comme nous – que son nouveau roman, Les Fantômes de Shearwater, serait plébiscité par les librairies françaises en ce début d’année et que vous lui feriez l’honneur de le sélectionner pour la 71e édition de votre prix. Inutile de vous dire que cette nouvelle la ravit (nous aussi !).

Pour un éditeur, rien n’est plus émouvant que de voir un livre – aimé, lu et maintes fois relu, défendu avec passion, façonné avec soin – rencontrer l’adhésion des lecteurs, à commencer par les premiers d’entre eux, les plus attentifs et les plus exigeants : les libraires. Car si la conviction est toujours présente, la réussite n’est pas toujours au rendez-vous, et la rencontre n’a pas toujours lieu…

Éditer, c’est choisir. Certains choix font l’objet de débats, de discussions animées ; d’autres s’imposent comme des évidences. Ce fut le cas pour le dernier roman de Charlotte, qui nous a cueillis dès son incipit, pour ne relâcher son “étreinte” que quelques centaines de pages plus tard, nous laissant émus et pantois d’admiration face à l’envoûtante alchimie qu’il opère entre poésie et violence, intrigues ficelées, drames familiaux et réflexion sur notre rapport au vivant.

Si l’autrice nous confronte à la réalité d’un futur sombre, elle ne cède pourtant jamais à la tentation du désespoir, nous invitant au contraire à rechercher la communion et la beauté dans notre monde fragile. Peut-être est-ce, après tout, ce que nous cherchons tous dans les livres et dans les lieux où ils sont prescrits ?

Par ces “quelques” mots, nous tenions à vous exprimer notre profonde gratitude, en espérant que votre soutien et votre passion porteront Les Fantômes de Shearwater plus loin encore.

Bien amicalement,

- Olivier Espaze et Hege Roel-Rousson – Actes Sud-Gaïa

“Le Gardien du camphrier” en sélection

Le mot de l'éditeur

Ce roman, il est venu me parler de croyance. Après l’avoir lu pour la première fois, je suis resté assis, je ne suis pas tout de suite passé à autre chose, j’ai réfléchi à ce en quoi je croyais. Il n’est pas tout à fait question d’expérience religieuse ou transcendantale dans Le Gardien du camphrier (quoique), mais c’est un livre qui révèle ce en quoi on peut croire. Le lien humain. Familial (de sang ou la famille que l’on s’est choisie). Avant un dieu, ou peut-être avec un dieu, le lien est sans doute la toute première croyance. Croire en ce qui nous unit.

Ce nouveau roman de Keigo Higashino examine la force des liens entre les humains, sonde nos croyances personnelles. Et nous propose de ne pas tout de suite passer à autre chose, une fois le roman refermé. De rester un peu assis. Et de croire.

Merci de continuer à croire en Higashino et en la force de ses livres, de croire avec nous, merci pour ce que représente cette sélection au prix des libraires, cette confiance. On reste assis, on prend quelques minutes pour prendre la mesure de cette nouvelle et de ce qu’elle représente. Et on se dit qu’on n’est vraiment pas seuls à y croire. On est lié par l’arbre centenaire son gardien, Reito, et par la force déployée par l’auteur.

- David Gressot, éditeur domaine japonais