
© Christophe Raynaud de Lage
De la page à la scène : l’autopsie d'un naufrage
Publié chez Actes Sud dans la collection “Un endroit où aller”, L'ordre du jour d'Éric Vuillard soulève, en seulement 160 pages, “les haillons hideux de l’histoire” (Le Monde). Ce récit documenté met en lumière les compromissions, les aveuglements consentis et les intérêts économiques qui ont consolidé le régime nazi.
Aujourd'hui, le metteur en scène Jean Bellorini s'empare de cette œuvre pour en faire un “cabaret noir et burlesque” (La Terrasse). Fidèle à la lettre du texte, il transforme la prose virtuose de Vuillard en un spectacle opératique où le grotesque se mêle au tragique.

© Christophe Raynaud de Lage
Une mécanique fasciste mise à nu
La pièce se concentre sur deux séquences fondatrices explorées par le romancier :
- Le 20 février 1933 : la réunion secrète où vingt-quatre grands patrons de l’industrie allemande (Krupp, Opel, Siemens...) acceptent de financer la campagne d’Adolf Hitler.
- Mars 1938 : les coulisses de l’Anschluss et l’annexion de l’Autriche, entre coups de bluff et pressions diplomatiques.
“L’Ordre du jour”, d'Éric Vuillard
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- Du 25 mars au 3 mai 2026
- Théâtre du Vieux Colombier
- Paris
L’ordre du jour d’après Éric Vuillard
Adaptation, mise en scène et lumière : Jean Bellorini
Pourquoi aller le voir ?
Dans une scénographie épurée, signée Véronique Chazal, dominée par un grand miroir mobile qui reflète parfois le public, cette adaptation nous interroge sur la fragilité de la démocratie et le poids des mots aujourd'hui.
C’est une alerte nécessaire face aux zones d’ombre de l’Histoire qui résonnent avec force dans notre actualité.
Rendez-vous du 25 mars au 3 mai 2026, au Théâtre du Vieux-Colombier, pour environ 1h45 de spectacle.
