Rattraper l'horizon

Un roman d’émancipation habité par l’urgence de vivre, d’une enfance entravée dans la campagne afghane à la découverte des rues kabouliotes – une ode à la liberté.
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Le résumé

À l’aube des années 2000, quelque part dans la campagne afghane, un jeune homme s’apprête à partir. Où va-t-il ? À Kaboul, dans “le vrai monde”.
Il laisse derrière lui de longues années d’ennui, son enfance peuplée de présences menaçantes et marquée par le désamour de son père, le mollah et maître du village. Encouragé par son ami l’Ingénieur, à qui il doit l’espoir d’une autre vie possible, et poussé par la nécessité, il arrive un matin dans les rues de la capitale.
Là, il va redessiner les contours de son existence, s’enivrer en compagnie de deux jeunes voyous épris de littérature et de musique, fréquenter les bordels, philosopher jusqu’au matin. Et tenter de tenir éloigné le spectre du passé…
Histoire d’une quête absolue de liberté, “Rattraper l’horizon” est autant une plongée bouleversante au cœur d’un pays perdu qu’un plaidoyer pour les pouvoirs de la fiction – une ode à la vie grande comme un roman d’aventures.

Les ressources

Le mot de l'auteur

Partir : voici un thème qui ne cesse de me fasciner. Il y a plus de soixante ans, mon père a fui sa famille, son foyer, son village, sa destinée, pour se rendre à Kaboul. Il y a connu la folie de la jeunesse et l’optimisme de l’âge adulte, avant de sombrer dans la mélancolie à l’aube de la vieillesse.

Cinquante ans plus tard, c’était à mon tour de fuir la capitale, ville qui n’était plus celle que le jeune campagnard avait connue, ni même celle que j’avais découverte au début du nouveau millénaire. J’ai donc dit non et je suis parti ; et en partant, j’ai rejoint les rangs de ceux que j’ai toujours admirés, autant dans la vie réelle que dans les livres : un certain hidalgo parcourant le monde à la recherche d’aventures ; un jeune homme désenchanté qui, quoique rongé par l’ennui, rêve de partir, fût-ce pour mourir en chemin ; ou bien un jeune vagabond qui songe à fuir la civilisation, et qui, accompagné d’un esclave échappé, entreprend l’un des voyages les plus mémorables de l’histoire du roman.

Or, chaque non dit à la terre natale nous condamne à l’errance. Bien que Kaboul ait pu l’apprivoiser, mon père a toujours eu la sagesse – et la prudence – de se souvenir du lieu d’où il venait : il s’en souvenait pour ne pas oublier qu’un bon matin, il lui avait dit je ne suis pas ton prisonnier et avait pris la clé des champs.

Mon exil à moi est de nature différente car, à en juger par ma présence sur cette terre qu’est la France ainsi que par ce roman, j’erre désormais non seulement dans un autre pays mais aussi dans une autre langue.

Tout ce que le narrateur de ce texte a en commun avec mon père et moi est son rejet du destin. En revanche, par son innocence, son indifférence ou encore sa témérité, il pourrait être le benjamin de cette fratrie idéale : Don Quichotte, Petchorine et Huckleberry Finn.

- Khosraw Mani

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