Édito
Une rentrée d’automne est un moment littéraire aussi attendu qu’imprévisible. Elle permet de découvrir des regards neufs autant que de retrouver des voix familières, celles qui nous accompagnent livre après livre, toujours un peu plus proches. C’est une partition chorale, composée avec soin, où chaque ouvrage porte une tonalité singulière, une nuance propre, et pourtant l’ensemble résonne comme un tout : celui d’un monde interrogé, éprouvé, aimé malgré tout.
En 2025, l’automne se décline en cuivre sombre et lumière vive, à l’image de ces textes qui plongent au cœur de nos fractures. Tous ces livres sont autant de façons de dire l’époque, sa beauté, sa brutalité, son souffle. Ils parlent d’amitié et de solitude, d’amour et de perte, de mémoire et d’avenir incertain. Des écrivain·e·s et des poètes qui explorent le monde par des chemins différents – l’intime, le politique, l’imaginaire, la dialectique – mais qui tous cherchent à le révéler autrement, avec la précision du langage pour seule boussole.
- Evelyne Wenzinger