Édito
Un comité littéraire cosmopolite
Impossible de citer tous ces fins limiers, tous spécialistes d’un domaine linguistique particulier. De fait, dès la création en 1981 de son premier comité éditorial, la Scop Actes Sud réunit entre autres, autour de la direction littéraire (Hubert Nyssen, Bertrand Py) diverses personnalités qui s’illustreront dans la découverte, la traduction ou l’édition de textes étrangers. Ainsi de Marc de Gouvenain, Jacqueline Chambon, Annie Morvan, Marguerite Pozzoli, rejoints ensuite par Claude Bleton, Isabelle Reinharez, Michel Parfenov, Patrick Maurus, Rose-Marie Makino-Fayolle, Philippe Noble, etc…
Le plus fécond d’entre eux, Marc de Gouvenain, en partageant sa passion du voyage (collection “Terres d’aventure”) autant que son expertise de la littérature scandinave, aura valu à Actes Sud son premier prix littéraire important (Femina étranger pour Bethsabée de Torgny Lidgren en 1986). Vingt ans plus tard, lui-même apportera à la maison d’édition son plus grand succès commercial avec la parution de la série Millénium de Stieg Larsson dans la collection “Actes Noirs”.
L'émergence de la littérature arabe
Comment ne pas évoquer aussi la reprise en 1995 des éditions Sindbad, créées par Pierre Bernard, qui se consacrent aux cultures arabo-musulmanes ?
Elle marque la précieuse rencontre avec Farouk Mardam-Bey, présidant toujours aux destinées de ces publications qui ont porté à la connaissance des lecteurs français des grands noms de la littérature arabe, tels Mahmoud Darwich ou Elias Khoury, tout en accompagnant les espoirs des printemps arabes et les drames de conflits sans fin au Proche-Orient.
Un catalogue pluridisciplinaire
Aussi riche que variée, la collection ne se limite pas à la fiction. Elle investit rapidement et très naturellement tous les départements pour refléter les problématiques qui traversent le monde – santé, climat, genre, sciences politiques : Naomi Klein et son No Logo en 2001, le prix Nobel pour Svetlana Alexievitch avec La Fin de l’homme rouge en 2013 ou encore Giulia Enders et son Charme discret de l’intestin, en 2015.
La vie d’Actes Sud est ainsi jalonnée de ces réflexions venues d’ailleurs auxquelles la maison doit nombre de ses plus belles réussites.
